SOS SHINESignature

Voilà ce qui tourne en boucle.

Ta signature

Tu n’as pas peur d’aimer.
Tu as peur qu’on parte dès que tu aimeras vraiment.

On appelle souvent ça la dépendance affective. Ce n’est pas qui tu es. C’est ce que tu fais dès que le silence arrive.

Une lettre · Julia

Toi,

Tu as répondu au test. Pas pour « te situer ». Pour mettre des mots sur un truc qui tourne.

Voilà ce que je retiens.

Ce n’est pas de l’attachement en trop. Tu as donné à quelqu’un le droit de te dire si tu existes. Quand le message ne vient pas, ce n’est pas de l’impatience. C’est le plancher qui se dérobe.

Le téléphone. Les heures qui s’étirent. La journée que tu ranges autour d’une notification. Et cette phrase, quelque part : s’il n’écrit pas, je suis plus rien.

Ça, ce n’est pas de l’amour. C’est un manque qui a pris le visage de l’amour. Le manque, on ne le soigne pas en remplissant l’autre côté. On le soigne en reprenant ce que tu as déposé là-bas : le droit d’être là, même quand personne ne répond.

Tu n’es pas faible. Tu as appris, un jour, que tu comptais quand on te regardait. Alors maintenant tu surveilles le regard. C’est logique. C’est juste épuisant.

Si rien ne change, ce n’est pas que tu vas mal aimer. C’est que chaque silence va encore décider de ta valeur. Demain. Après-demain. Encore.

Tu n’as pas à prévenir cette personne. Ce travail ne la concerne pas.

Je te vois.

Julia

Julia te lit ta signature
Quand tu as fini de lire.

Ce soir, une seule chose

Pose le téléphone dans une autre pièce. Vingt minutes.Pas pour le punir. Pour voir ce qui reste de toi quand il n’y a plus de preuve.

Si tu veux qu'on le tienne
sept jours.

Pas une appli. Pas un profil. Une semaine sur ce point précis : exister sans attendre le message.

Jour 1–2Comprendre le trou, sans te juger
Jour 3–4Le corps, quand le téléphone se tait
Jour 5–6Reprendre ce que tu as déposé chez l’autre
Jour 7Une journée sans demander la preuve
Faire le test pour commencer

Ton accès s'ouvre à la fin du test, avec ta lettre.

Garder la lettre et partir